Retour du CES Las Vegas 2017 : quelles tendances pour 2017 – Le Village by CA 1



Je vous en livre ici ma synthèse de la rencontre de debriefing sur le CES de Las Vegas organisée et animée par Le Village by CA ; rencontre intéressante à laquelle j’ai participé ce mercredi 25 janvier. Merci au Village.

Une première partie a été consacrée aux retours de participants au CES. Parmi ceux-là trois start-up sélectionnées par le Village (SphereJooxter et Jagger&Lewis), deux grands groupes sponsors des start-up (Microsoft et le Crédit Agricole) et une journaliste, Stéphanie Mundubeltz (@stephmundubeltz), rédactrice en chef de L’Usine Digitale.

La seconde partie a porté sur les tendances fortes pour 2017 relevées par David-Henri Bismuth (@DhBismuth), responsable du Lab de la société Niji.

Pour mémoire, 266 start-up françaises ont participé au CES 2017, ce qui en fait la 3ème délégation en nombre après les Etats Unis et la Chine.

Retour des participants 

Les start-up s’accordent sur les principales motivations qui les ont incitées à participer au CES, en premier la rencontre en un lieu unique (ou presque) des acteurs dédiés à l’innovation, avec la possibilité qui en découle de se constituer rapidement un réseau de contacts, financiers, business, techniques, et de générer un grand nombre de leads (de 50 à 100 contacts sérieux en quelques jours).

Les évènements organisés en marge du CES sont très propices à ces rencontres, peut-être plus que le salon lui-même car trop encombré. Même si la signalétique est considérée comme très bonne, il reste difficile de se faire remarquer, sauf à disposer de la présence d’un chien sur son stand comme Jagger&Lewis !

La seconde motivation importante concerne la visibilité qu’apporte le CES, notamment la couverture médiatique en préparation d’opérations de crowdfunding à venir (Jagger&Lewis avec Kickstarter par exemple) et l’effet vitrine (feedback sur les produits).

Une participation au CES représente un investissement important, en coûts, mais aussi en temps et en énergie. Les start-up insistent sur la nécessité d’une bonne préparation, aussi bien sur le plan du pitch (qui peut être répété 80 fois dans la journée) que physique (+10 km parcourus à pied par jour).

Il faut donc être bon avant le CES, pendant celui-ci mais aussi après, car il s’agit alors de traiter les leads. Les méthodes sont semblables : les leads sont rentrés dans le CRM pour être traités de façon personnelle pour les prioritaires, de manière semi-automatique pour ceux de second priorité, les autres entrant dans les processus de relance automatique.

Sur les trois start-up présentes au CES, deux se disent prêtes à y retourner l’année prochaine si la possibilité leur en est donnée ; la troisième réserve sa réponse après une analyse plus poussée des résultats.

Pour les grands groupes, il s’agit avant tout d’enrichir leurs connaissances, de s’ouvrir à l’extérieur pour mieux comprendre ce qui se passe ailleurs. Le CES représente à ce titre un lieu unique où se concentre l’innovation.

C’est aussi un lieu de rencontre et d’échanges notamment avec des entreprises françaises pour parler visions d’avenir (à ce titre on peut s’étonner et même regretter qu’il faille aller à l’autre bout du monde pour que s’établisse un dialogue professionnel constructif entre sociétés françaises).

Les intervenants s’accordent sur la concentration des talents que représente le CES et l’énergie qui s’en dégage. La « mise à plat » des organigrammes est aussi mentionnée, un état d’esprit qui permet à tout le monde de parler avec tout le monde, quel que soit son rôle dans l’entreprise et la taille de celle-ci.

Stéphanie Mundubeltz de l’Usine Digitale nous a parlé du travail considérable de préparation qu’ont les journalistes (avec 6 000 journalistes, le CES serait mieux couvert que les J.O.). Il s’agit pour eux d’identifier les angles et les sujets qui vont intéresser leurs lecteurs. Ce travail de préparation est fait notamment à partir de l’analyses des centaines de communiqués de presse reçus quotidiennement les semaines qui précèdent le CES, ce qui est, on l’imagine aisément, éprouvant.

Stéphanie Mundubeltz remonte les trois tendances fortes suivantes :

  • le Smart Home,
  • les véhicules connectés et autonomes ; les grands constructeurs sont présents, Carlos Ghosn a fait une Keynote sur le véhicule
    connecté et à présenté une roadmap précise pour Nissan,
  • et les services aux utilisateurs : la technologie existe et est maîtrisée, maintenant qu’en fait-on ? Pour l’exemple Stéphanie Mundubetz nous site le réfrigérateur connecté qui permet non seulement de faire l’inventaire de son contenu, mais aussi de faire ses courses à distance (partenariat entre LG et Amazon Alexa).

Ces services sont aussi significatifs de l’évolution qui voit les objets connectés communiquer de plus en plus les uns avec les autres ; c’est d’ailleurs sans doute l’ambition de La Poste (présente au CES) avec son  » Hub numérique universel » destiné à assurer la convergence de l’Internet des Objets et de celui des Services.

D’une année sur l’autre, les participants constatent pour ceux qui étaient présents l’année dernière, une amélioration de la qualité de l’organisation du CES et un plus grand professionnalisme.

Dans les années à venir il est possible de voir une concurrence de plus en plus forte entre le CES et d’autres salons sur l’innovation en Europe, tels que Viva Technology à Paris, Slush à Helsinki et le Web Summit de Lisbonne, chacun ayant ses spécificités et ses cibles.

Les tendances

La société Niji par son représentant David-Henri Bismuth, responsable du Lab Niji, identifie et présente (de façon très dynamique !) les 7 tendances suivantes :

  1. De la Smart Home vers un Smart World
  2. Du bien être connecté vers la santé connectée
  3. Automobile, vers une révolution de la mobilité
  4. Des modes d’interaction de plus en plus sensoriels
  5. Une immersion digitale de plus en plus totale
  6. L’industrie qui se transforme
  7. Des technologies de plus en plus matures

Une des innovations qui semble avoir particulièrement attiré l’attention de David-Henri Bismuth est celle de Gene2Me et Mygenomebox (société coréenne) qui permet, à partir d’un prélèvement salivaire, de récupérer le code de son ADN. Celui-ci, disponible et partagé sur le cloud, donnera accès à un ensemble d’applications gratuites ou payantes (Apple Store et Google play), permettant par exemple d’identifier des maladies. En ce qui me concerne, cela me fait un peu froid dans le dos ! La CNIL a du souci à se faire !

Vous pourrez les retrouver en détails dans la présentation disponible sur fr.slideshare.net/Niji_Digital

Merci encore au Village by CA et aux intervenants d’avoir partagé leur regard sur cet événement.

 

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